Le 14 décembre.

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Le 14 décembre, Ce qui fait fondre la Glace…

Ce jour là, Nicolas arriva en retard à la bibliothèque, Linda avait dû se charger seule de l’ouverture. Depuis quelques jours, elle était un peu moins amicale et joviale qu’à l’accoutumée vis à vis de son collègue, mais Nicolas était loin de s’imaginer qu’il puisse avoir quelque chose à voir avec tout ça… D’après ce qu’il avait vu, certaines personnes étaient un peu sur les nerfs à l’approche des fêtes, enfin, c’était ce qu’il croyait, il était toujours difficile, même pour l’entourage, de savoir ce que quelqu’un pensait, parfois. Et le demander était une aventure risquée lorsque le changement était négatif. Et puis… elle n’était qu’un peu moins bavarde, finalement. Ce matin pourtant, la roue allait tourner à nouveau. Pratiquement neuf heures aux horloges…

« Ça va Nicolas ?! Je commençais à m’inquiéter ! Avec le brouillard qu’il y a ce matin ! » Voilà la première chose que Nicolas avait entendue en arrivant au travail, et… était-il utile de dire que c’était d’ailleurs la première chose qu’il entendait de la journée ?

« Oui, salut Linda, J’ai eu le malheur de sortir de chez moi cinq minutes plus tard que d’habitude, j’ai… » Il lui expliqua son périple, cinq petites minutes de retard sur sa montre en sortant de chez lui, et le voilà avec vingt bonnes minutes de retard au travail. Plus de voitures, et avec ce temps, plus de « prudents » et si on ajoutait à ça le décompte jusqu’aux fêtes qui affichait 10 jours déjà… Le cocktail était parfait pour les bouchons. Au moins, il n’avait pas besoin d’aller acheter des cadeaux de dernière minutes, lui.

« Oh, je vois… T’as de la chance que se soit pratiquement Noël, je ne vais pas t’en tenir rigueur… En parlant de Noël… » Elle fit signe à Nicolas de mettre son bonnet, le gratifiant enfin d’un sourire dont elle avait le secret, après ces quelques jours de grand froid. Finalement, à en croire cette petite routine qui s’installa à nouveau ce jour là, tous deux furent plutôt ravis que la glace ait un peu fondu.

Pourtant, plus tard dans la journée Vicky passait. Alors que Linda regardait un énième film de Noël, elle y jeta un regard en coin : « Tu t’intéresses encore à ces films, toi ? Avant j’en regardais, mais c’est toujours la même histoire. Le personnage, souvent une femme, ne s’intéresse qu’à son travail, elle se fait larguer à trois semaines de Noël, rencontre je ne sais quel esprit de Noël, un lutin… qui lui fait comprendre qu’elle fait n’importe quoi de sa vie, que l’Amouuur est en fait juste devant elle… et après quelques déboires de plus… pouf ! Tout s’arrange : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants !

Eh bien, désolée de te décevoir, mais moi j’aime bien ça.

Oh, oui, je suis désolée, c’est sorti tout seul. J’en ai juste un peu marre de ces histoires, dans la vie, il ne se passe jamais rien d’aussi « beau » … En plus, je sais pas ce qu’ils ont dans ces films, mais ils n’aiment pas les végétariens, c’est toujours les chiants de services qui le sont. Et si c’est les « gentils », ils finissent par manger la dinde ou le steak à la fin. Franchement, ça me dégoûte un peu. Je trouve ça quand même un peu exagéré, comme si on ne peut pas être végétarien et s’amuser ou bien manger ! Enfin, c’est bon, je me tais ! À plus tard, têtards !

C’est pas faux ce que tu dis, mais je crois que la magie est plus forte que les mauvais côtés ! De toutes façons, je les connais déjà presque tous par cœur… alors je vais me mettre au travail, aussi. Ciao ! »

Nicolas était resté en retrait, on lui avait toujours dit qu’il ne fallait surtout jamais mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce ; alors il s’y tenait ! Néanmoins, lorsqu’il se retrouva à nouveau seul avec une Linda un peu déçue, il haussa les épaules en s’approchant d’elle : « Laisse la parler ! Une chose est sûre, elle n’a pas sa langue dans sa poche.

Tu sais quoi, Père Noël » finit-elle par dire; heureuse d’entendre ce qu’il venait de dire. Peut-être aurait-elle le courage de lui en demander un peu plus. Vicky lui semblait à la fois autant une ombre qu’un petit coup de pouce. «  Je me rends compte que je ne connais pas grand chose de toi, après ta révélation sur ton île… Tu ne parles jamais de ta famille, si tu as des frères ou sœurs, de ta copine, euh, enfin, tu vois ce que je veux dire...

Bah, déjà, je ne risque pas de parler d’une copine que je n’ai pas. J’ai deux frères plus vieux et une petite sœur. Ils sont tous resté à la Réunion. J’ai aussi une colonie de cousins. Tu trouves ça si interessant?

Si je demande trop de choses, arrête moi, ok ? Je sais parfois pas m’arrêter. Par exemple… tu n’as pas de famille ici ?

Si, mais ils habitent très loin… »

Nicolas n’arrêta pas Linda, même si certaines de ses questions lui donnaient envie de passer très vite à autre chose. Finalement, il se disait qu’il la reconnaissait bien là et que c’était presque bon signe qu’elle soit redevenue celle qu’il connaissait.

D’ailleurs, il finit par lui demander si elle ne voulait pas les aider à recruter ou à organiser les fêtes de Noël. « Il m’arrive déjà de donner des coups de main, tu sais ? Mais Vicky avait un nouveau joujou, cette année… si tu vois ce que je veux dire… Mais d’après ce que j’ai entendu, tu es devenu pro dans la promotion de l’assos’? Je t’écoute… » S’il ne l’avait pas fait avant, c’est qu’il pensait qu’elle ne serait pas intéressée, mais il se trompait. Une fois son plaidoyer terminé, elle applaudit avec une moue d’approbation. C’était peut-être une question d’entrainement, après tout. Le fou rire qui suivit ce moment allait laisser un air léger et réconfortant dans la pièce pour le reste de la journée.

sign

~☆~

Bonjour/Bonsoir à tous et à toutes;

Merci d’être encore là à lire ce message! Tic-Tac Tic-Tac… le temps passe plus vite que prévu… enfin, pas que prévu, mais que ce que j’aurai espéré. Je suis très occupée et finalement, je n’avance pas vite et je prends sur mes heures de sommeil et de repas!

Mais peu importe.

Je vous invite -encore- à consulter la page du secours populaire. Chaque année, ils organisent de nombreuses manifestations et actions pendant cette période. Je me souviens toujours de cette affiche que j’ai vu il y a quelques années… il suffit parfois d’un rien pour rendre quelqu’un plus heureux, alors peut-être que ce « rien » pour vous sera un « beaucoup », un « merveilleux » pour quelqu’un d’autre.

Merci énormément.

Précédents:

Le 6 décembre.

Le 7 décembre.

Le 8 décembre.

Le 11 décembre.

~☆~

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