Le 18 décembre.

18-12

Le 18 décembre, « Soirée veillée, matin embrumé. Soirée arrosée, matin regret. »

C’était dimanche, quoi de plus beau qu’un dimanche matin ? On pouvait tout attendre et espérer d’un dimanche. Que se soit faire un tour de l’horloge en dormant, ou au contraire se réveiller aux aurores pour profiter pleinement de la journée, jardiner, se promener sur les rives d’un fleuve, puis aller au marché quand tous les sons, les odeurs, les sourires et les plaintes bénignes et les nouvelles bonnes et mauvaises se rencontrent et se mélangent.

Nicolas était de ceux qui en ce matin s’était réveillé ni trop tôt, ni trop tard. Juste assez tôt pour profiter d’un peu de répit que lui offrait le lendemain de fête qu’il avait vécu la veille. Musique et éclats de voix et de rire, bien sur, quand on y participe, l’affaire roule… seulement voilà, ce n’était pas sa fête, mais celle de voisins qui avaient tout le loisir de dormir à présent. Même le dimanche matin, il y avait ces fameux (selon Linda) et peu fameux (selon Vicky) téléfilms de Noël. Qui sait, peut-être que Linda en regardait, elle aussi ? À zapper quelques fois, il stoppa et se laissa convaincre, il allait apprécier une petite ambiance sonore inoffensive et qui sait? Peut-être se prendre au jeu?

Linda se levait un peu plus tard, le dimanche, néanmoins, elle était vite prête pour aller rendre visite à ses parents en dehors de la ville. À quelques kilomètres, pourtant, c’était le jour et la nuit. Dans ce village où les gens se disaient tous « bonjour » en se croisant dans la rue, qu’ils soient des amis, de simples visages connus, ou même des gens de passage. Il lui était arrivé une fois de se demander pourquoi cette différence existait, n’importe qui pouvait se retrouver dans un lieu plutôt que l’autre ; pourtant, chacun comprenait très vite que les codes n’étaient pas les mêmes. Pourtant, échanger un bonjour et un sourire feraient du bien à de nombreuses personnes en ville… Dans son village, le sourire de Linda trouvait preneur et ses salutations faisaient écho.

Tout comme Nicolas, Vicky n’avait pas de maison où rentrer à moins de 400 kilomètres. Autant dire qu’une journée ne suffirait pas pour s’y retrouver. Et puis, elle avait à faire. Elle fut la première levée, ce dimanche. Il fallait préparer les interventions, gérer les aléas de dernière minute… au moins, elle s’occupait. Qui sait ? C’était peut-être un peu ce qui pourrait arriver à Nicolas, s’il continuait comme ça ?

Stéphanie s’était couchée si tard qu’elle ne se réveilla, forcée, que vers les treize heures trente. C’était pour se retrouver avec le visage gonflé et la tête lourde, ses chaussures étaient restées sur ses pieds la ‘nuit’ dernière. Pas évident d’émerger après une soirée pareille. Ni la douche et ni même le café corsé qu’elle buvait en regardant les nouvelles sur les réseaux sociaux ne parvenait à faire disparaître cette impression d’avoir été secouée toute la nuit. C’était étrange, pensait-elle, que se soit aussi calme après la soirée de le veille, dans son cercle d’amis. Elle n’avait pas encore pensé à regarder ses messages, elle répondit à l’un d’eux. Puis, quelqu’un l’appela: « Tu as déjà mangé? … » disait la voix; voilà une phrase qu’elle n’allait sans doute pas oublier.

Avec les autres, Nicolas, Linda et Vicky devaient se retrouver vers 15heures sur la place du marché de Noël pour ‘une sensibilisation du public’. Le dimanche après midi, après leur repas en famille, l’ambiance devait y être plutôt détendue, s’ils arrivaient à retenir l’attention de quelques personnes, elles avaient encore une semaine pour se manifester à l’association. Au bout d’une demi heure, quelqu’un manquait toujours à l’appel. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes, ça. Vicky finit par prendre des nouvelles, et elles furent très mauvaises pour Stéphanie. « Elle ne viendra pas, un de ses proches a eu un accident hier soir… »

Stéphanie avait quitté ses amis dans la joie, un dimanche normal l’attendait, cette personne qui n’avait même pas bu, cette personne qui les ramenait… c’était, irréel.

Cette nouvelle avait jeté un froid dans les rangs. Le proche dont il était question n’avait rien demandé ; il avait juste croisé la route d’un inconscient qui avait trop bu. Il y avait tant de causes à défendre, tant de drames à éviter, mais si peu de temps et de bonnes volontés.

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sign

~☆~

Et ça arrive chaque année…

Bonjour/Bonsoir à tous et à toutes;

C’est un peu plus dur encore le sujet d’aujourd’hui. Mais ça vaudrait le coût si ça pouvait changer des choses…

Il y a des comportements et des choses qui demeurent impossibles à comprendre et à expliquer parfois. Un « cœur » ne se répare pas sans laisser de traces, le mieux est de tout faire pour ne jamais le briser.

Ceci est une fiction. Comme beaucoup d’entre elles, il est possible qu’une situation vous paraisse familière, mais toutes ressemblances avec une personne ou une situation que vous auriez vécue serait totalement fortuite.

Merci.

Précédents:

Le 6 décembre.

Le 7 décembre.

Le 8 décembre.

Le 11 décembre.

Le 14 décembre.

~☆~

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