10. Salut… c’est encore moi.


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Retrouvez la présentation et la liste des chapitres de Recolore mon monde sur cette page: Recolore mon monde.

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C’est encore moi.

Cette semaine a été particulière, cette semaine de février ou on a l’impression d’avoir tout quand tu es là et d’être privé de tout lorsque tu ne l’es pas. D’abord, il y a ce jour où tous les fleuristes, tous les chocolatiers, les photographes, les artistes… où finalement, tout l’univers semble respirer l’ « amour »… Ce jour banal. La saint valentin… et puis, il y a aujourd’hui. Simple jour de février dont tous se fichent un peu…

Quelques mois ont passé depuis ma dernière lettre. Je m’étais fait la promesse que je n’allais plus te dessiner, que je n’allais plus t’écrire. Pour tout dire, je ne sais même pas pourquoi. Sans doute pour écouter ce que tout le monde dit. Ou ce qu’ils ne disent pas, mais qu’on entend malgré tout. Leurs yeux le disent, leurs silences le disent… et surtout, ces opinions tranchées qu’ils ont et partagent sur d’autres sujets le disent.

Je prends conscience de plein de choses lorsque je t’écris, tu sais ? Je me suis rendue compte de combien tous ces signes, verbaux ou non verbaux, toutes ces choses que l’on fait ou que l’on ne fait pas, tout ce qu’on boude, ce qu’on dédaigne parfois, ce qu’on ignore, ce qu’on critique… je n’imaginais pas les messages sociaux qu’ils véhiculent sans même qu’on en ait conscience ?

C’est comme ça que fonctionne la société, alors ? J’aurai mis tout ce temps à le comprendre. Par ses paroles, un parent forme l’opinion d’un enfant, celle qu’il gardera peut-être toute sa vie s’il ne la remet pas en cause. Et de même, tout l’entourage donne des signaux dont je n’avais pas conscience. C’est comme ça que j’ai décidé de ne plus faire ce dont j’avais besoin. T’écrire, dessiner ce qui aurait pu être et ce qui est… mais le temps a passé et rien n’a changé. C’est peut-être moi… ou peut-être pas. En fait, je crois que pendant ces mois je n’ai cessé de perdre mes repères encore et encore. Mais j’ai beaucoup appris, malgré tout. Alors même qu’on se débat pour retrouver ses repères…

Tu sais, « on » m’a fait comprendre quelque chose… et maintenant, je sais que quand on tient vraiment à quelqu’un, on sait que quelles que soient les disputes, si l’on ne brise pas les fondations… on peut se pardonner et même si l’on oublie pas, l’incidence est négligeable. Qu’on peut être nous même et que de parler de ses propres limites ne nous y enferme pas. Parler de ses propres limites, au contraire, nous ouvre à l’autre. Le garder secret nous enferme.

Tout ça me pousse à penser aux peurs que j’avais. Je voulais enfermer l’amour, alors que personne ne peut le faire, c’est un oiseau sauvage, lorsqu’il est contraint, il étoffe et il finit par se laisser mourir.

J’ai toujours peur. Mais je commence à comprendre…et ce dont je suis sure, c’est qu’alors même que l’on souhaite comprendre, on peut passer à coté des choses… alors je sais que lorsqu’on refuse de comprendre, on ne comprendra jamais.

J’ai une autre chanson pour toi, ce n’est pas la version qu’on a l’habitude d’entendre… mais quelque part, c’est celle là que je voulais partager avec toi aujourd’hui.

Même perdu dans une illusion, une porte est ouverte.

Un monde pour nous deux seuls ne pourrait pas emplir ton cœur ?

Je te donne des ailes, crois en toi, tu peux voler.

Kiss me goodbye, love’s memory.

Aussi, je t’ai perdu.

Kiss me goodbye, au revoir.

Les souvenirs de notre amour m’ont rendue plus forte.

Tu cherches cette chose qui ne change pas, celle que tout le monde aime…

Cet amour qui ne bouge jamais, il est en toi-même.

Kiss me goodbye, au revoir

Je suis devenue une nouvelle personne.

Kiss me goodbye, love’s memory

On pourrait devenir un nouveau « nous deux » ?

Kiss me goodbye, nul besoin de pleurer.

Tu peux être aimé à nouveau.

Tu peux être aimé à nouveau.

Kiss me goodbye, de Final Fantasy XII, interprété par Angela Aki, composé par Nobuo Uematsu.

La version japonaise est différente de la version anglaise. Je ne sais pas laquelle je préfère.

Le fait de savoir qu’à notre échelle tout est éphémère est effrayant… ça me donne le vertige, même. Mais voir ce qu’on a perdu, et ces chances qu’on a gâchées… devrait toujours nous rappeler de profiter de ce qu’on a… au moment où on l’a.

… oh. J’allais oublier. Joyeuse Saint-Valentin et joyeux anniversaire.

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